Oui, belliqueux, l'évêque! Mais ce n'était absolument pas rare. Même le pape faisait régulièrement la guerre. Berthold von Teck usait de sa position d'évêque pour arbitrer des affaires d'héritages entre nobles. Il résolvait les choses par une adaptation très personnelle du jugement de Salomon: "Vous n'êtes pas d'accord sur le partage? Pas de problème! Je prends tout!" Parfois, il utilisait sa petite armée privée pour "arbitrer". En effet, même si tout le monde était très croyant à l'époque, tous les nobles n'étaient pas suffisamment naïfs pour accepter la parole de l'évêque (ou même celle du pape) comme la parole de Dieu... Surtout quand il fallait accepter de se déposséder de terres et de châteaux.
Mais, revenons à la cathédrale: Berthold von Teck avait été envoyé en mission à Verdun pour un problème de succession au siège épiscopal. Là-bas, il rencontra des artistes Français qui maîtrisaient de nouvelles techniques de construction. Il les fit venir à Strasbourg. Ainsi, le style gothique arrivait en Alsace...
Je ne crois pas Snifbouhsnif, il ne combattait pas pour la foi, mais pour s'enrichir. Avec un tel évêque, on était plus proche d'un pirate ou d'un mafioso que d'un "fou de Dieu".
De plus, à l'époque, ces affrontements entre seigneurs ne causaient que peu de victimes, voire pas du tout. Le plus souvent, l'étalage de force suffisait à calmer tout le monde.