Au cours de son règne, François-Joseph avait perdu deux guerres. La première, contre la France et le Piémont, lui avait fait perdre l'Italie du nord (et avait finalement mené à l'unification de l'Italie). La seconde, contre la Prusse et l'Italie, lui avait fait perdre son influence sur "l'empire Germanique". Désormais, c'était la Prusse, unie aux autres états Allemands, qui menait les débats en Europe centrale. La perte d'influence de l'empereur eut aussi des conséquences sur les nationalismes qui se réveillaient au sein de l'empire. Allemands, Hongrois, Slaves (Tchèques, Slovaques, Polonais, Ukrainiens, Slovènes, Croates, Serbes) ou latins (Italiens, Roumains) s'opposaient de plus en plus vigoureusement... Quant aux religions... Si l'empire était officiellement catholique Romain, des régions entières étaient protestantes, orthodoxes, ou musulmanes. Tout ce beau monde n'était d'accord que pour taper sur les juifs. Bref, l'empire menaçait de s'éparpiller façon puzzle.