Ah, cette fois l'Eglise s'est préoccupée du sort du peuple ! Ou bien était-ce seulement un prêtre courageux et humaniste qui défiait les pouvoirs... Beau hanjie où la croix et le fusil occupent le centre de l'image !
Micner, hélas, comme toujours, les choses ne sont pas aussi simples. Gueorgui Gapone avait été placé là par les autorités pour pouvoir contrôler le mouvement contestataire et le soustraire aux influences révolutionnaires. Il organisa la rédaction d'une pétition, que la foule voulait remettre au palais en ce dimanche. A-t-il trahi ses employeurs en prenant la direction des contestataires? Ou bien voulait-il, en prenant la direction des opérations, étouffer dans l'oeuf les contestations les plus radicales? De toute façon, on ne sait pas pourquoi, les choses ont dégénéré. Les militaires on ouvert le feu, faisant plusieurs centaines de victimes (certaines sources parlent de milliers).
Gapone, de son coté, tenta de s'en sortir en jouant les agents doubles entre les révolutionnaires et la police... On le retrouvera pendu en 1906.
Merci Petitpierre. A l'époque de Solidarnosc en Pologne, il y avait la même situation ambigüe entre le pouvoir, l'Eglise et Solidarnosc, sauf erreur de jugement de ma part !
Quand tu as parlé de se relire, j'ai cru que tu étais pour parler du double saint. Alors que la conjugaison au pluriel (le monde... avancent) est normal, le sujet étant loin et il implique une pluralité. Fautive, mais normale.