4 mars 1916 (suite et fin)
De temps à autre, une balle ricoche dans la terre non loin de moi. Sur mon chemin, les cadavres s'échelonnent, des blessés râlent...
Après avoir parcouru environ 500 mètres sur le ventre, dans la boue, m'aidant de mes mains et du genou valide, j'arrive au fond d'un vallon (ravin de la couleuvre). A une centaine de mètres il y a un bois; là c'est la délivrance. Je ne serai plus à la vue de l'ennemi et pourrai me déplacer plus aisément. J'arrive au bois, prends un bâton pour me servir de canne, et pars à la recherche du poste de secours...
J'arrive à un poste de secours, malheureusement pour moi, c'est celui du 153e et comme j'appartiens au 174e on ne veut pas me soigner. Les infirmiers m'indiquent l'emplacement de notre poste de secours...
Enfin, à midi, j'arrive et suis pansé.
Lucien Gissinger.
Effectivement, une drole de mentalité de ne pas soigner les blessés s'ils ne sont pas de la bonne unité.
Toujours intéressants à résoudre et les dessins sont top !
Clap clap !!