24 juin 1916
Il était 10h30 au matin. Tout ce mal que je venait d'avoir n'allait servir à rien. Je sens un grand coup contre mon genou gauche et je dis à mon copain: "j'ai dû recevoir un caillou contre mon genou, il me fait terriblement mal." Il regarde et me dit: "Tu dois être blessé, tu as du sang après ta bande"; et je sentais en effet ma jambe se raidir de plus en plus...
Il fallait bien m'y résigner, je ne pouvais plus combattre. Il me fallait laisser seul mon camarade dans son trou. Alors j'ai ôté tout mon harnachement et me voilà parti en me trainant tout environné de balles allemandes.
Joseph Canal
C'est intéressant de ramener ces événements à une dimension humaine.
Une blessure au genou dans de telles conditions et tout change !