23 juin 1916 (suite)
Pendant que nous subissions beaucoup de pertes, nous voyons arriver la 2e compagnie et le capitaine Bouvier que je connaissais bien. C'était mon ancien capitaine...
Ils montent sur le ravin entre deux obus face à l'ennemi, sortent une carte et la consultent en regardant de tous les côtés pour s'orienter probablement et avec des gestes comme pour une manoeuvre à l'arrière. Faisaient-ils cette crânerie pour nous donner courage et confiance?
Joseph Canal.
Immortel Petitpierre, artiste ingenieur,
Qui de ton jugement peut briser la valeur ?
Pour moi ton problème eut de pareils avantages.
...à peu prés... Merci Petitpierre.
Je ne vais pas illustrer la suite du paragraphe écrit par Joseph Canal:
"Pour ma part, j'avais peur pour eux et peur en même temps d'être à plat ventre. Je ne les quittais pas des yeux, ils étaient à moins de cinquante mètres de moi. Tout à coup, nous ne voyons plus qu'une fumée, et quand elle fut dispersée, plus rien de nos trois officiers; que des morceaux éparts.".
Toutes ces horreurs transparaissent dans ces lettres, aussi dures soient elles, merci d'en témoigner.
Merci Petitpierre.