Suite et fin du témoignage de Robert Desailly:
Nous ne sommes pas mal accueillis par les soldats allemands; certains même (ce qui m'a bien étonné) nous serrent la main et nous offrent des cigares. Nous marchons jusqu'à Cléry-le-Petit où nous arrivons vers 11 heures du soir, nous y passons la nuit dans un cantonnement allemand...
Le lendemain nous sommes cinquante par wagon. Le train part de Stenay, nous traversons encore quelques villes françaises. Puis c'est la frontière. Nous la franchissons... Nous avons quitté la France!
Robert Desailly et ses camarades attendront l'armistice dans un camp de prisonniers...
On comptera jusqu'à 535 000 prisonniers français en Allemagne.
Trés subtil, merci.