9 avril 1916 (suite)
Nous retirons quelques cartouches, mais nous nous apercevons que nous sommes complètement tournés sur notre droite. Les Allemands arrivent avec des grenades dans la tranchée, nous n'en avons plus pour leur répondre. Une de leurs mitrailleuses qu'ils ont transportées prend notre tranchée d'enfilade. Chéret et Seyssens sont blessés, nous ne pouvons pas nous replier car il n'y a pas de boyau, nous ne pouvons donc résister et nous sommes obligés de nous rendre...
Robert Desailly.